Fonds littéraire

HOME ->  VICTOR CATALÀ -> FONDS LITTÉRAIRE

L’héritier légal de Víctor Català, son neveu Lluís Albert, céda le fonds personnel de l’écrivain à la mairie de l’Escala (Alt Empordà) en août 2017. La mairie préservera désormais cet héritage, qui comprend, entre autres, des dessins, des peintures et des premières éditions de son œuvre. D’ailleurs, le manuscrit original de Solitude, le roman moderniste par excellence de Víctor Català, est particulièrement remarquable.

Son œuvre contribuera à enrichir et à renouveler la littérature catalane. Dans un style défini, expressif et au travers d’un riche vocabulaire, l’auteure traita, avec une grande profondeur, les conflits intérieurs de l’âme humaine, dressant notamment le portrait d’une femme de son temps. Elle brisa également l’image idyllique du roman du XIXe siècle pour dénoncer la cruauté et la précarité du monde rural au début du XXe siècle.

À travers son enseignement, elle influença les nouvelles générations d’écrivains, à commencer par Mercè Rodoreda, en amorçant la tradition catalane écrite par des femmes.



 

Années de modernisme : À cette époque, le couple formé par Josepa Carcassó et Miquel Sitjar découvre la vocation littéraire de Caterina Albert et l’encourage à publier son premier recueil de poèmes, Lo cant dels mesos, en 1901, dans une revue, la Tipologia de L’Avenç. C’est alors qu’elle collabore à la revue moderniste Joventut, écrivant les contes Drames rurals, qui seront par la suite rassemblés dans le livre du même nom. Cette étape est la plus importante de sa production littéraire en termes de quantité et de diversité.

  1. Poésie : El cant dels mesos (1901), Llibre Blanc – Policromi – Tríptic (1905)
  2. Théâtre : Quatre monòlegs (1901)
  3. Recueil de contes : Drames rurals(1902), Ombrívoles (1904), Caires Vius (1907)
  4. Roman : Solitude (1905). L’une des œuvres magistrales du modernisme, qui a valu la consécration de l’auteure.


   
   

1915-1930 : À partir de 1907, avec l’arrivée du Noucentisme, et en raison des critiques de ce mouvement à l’égard du récit rural, Caterina Albert se plongea dans une période de silence de deux ans. En 1915, elle devint membre de l’Académie de la langue catalane (Acadèmia de la Llengua Catalana) et, en 1917, elle présida le concours littéraire de Barcelona (Jocs Florals de Barcelona). À cette occasion, elle prononça un discours intitulé « De civisme i civilitat » (De civisme et civilité). Elle fut nommée membre de l’Académie royale des belles-lettres de Barcelone (Reial Acadèmia de Bones Lletres de Barcelona) en 1923. À cette occasion, elle prononça le discours « Sensacions d’Empúries » (Sensations d’Empúries). En 1924, elle gagna le second accessit à la Fleur d’Or du concours littéraire de Barcelone (Jocs Florals de Barcelona), pour le poème Cavalls del port. En 1918, elle commença à publier Un film (3.000 metres), un roman-feuilleton immédiatement discrédité par la critique.

  1. Recueil de contes : La Mare-Balena (1920) et Contrallums (1930). On y perçoit une certaine évolution de son esthétique littéraire.
  2. Roman : Un film (3.000 metres) (1926). Elle s’essaya à de nouveaux procédés littéraires, sous l’influence du cinéma.
  3. Anthologie : Marines (1928)



Guerre civile et dictature. Elle se mura dans un second silence littéraire lors de la guerre civile espagnole et au cours des premières années de la dictature franquiste. La maison d’édition Dalmau relança les éditions en catalan avec la publication de Mosaic, en 1946. À partir de 1950, Caterina Albert noua une relation professionnelle avec la maison d’édition Selecta qui publiera ses derniers contes et ses œuvres complètes.

  1. Recueil de contes : Retablo (1944)
  2. Recueil d’articles : Mosaic (1946)
  3. Recueil de récits : Vida mòlta (1950) i Jubileu (1951)
  4. Obres completes (1951 et 1972)