Présentation du livre « CINCLAUS ET LA CHAPELLE DE SANTA REPARADA » (CINCLAUS I LA CAPELLA DE SANTA REPARADA)

Présentation du livre « CINCLAUS ET LA CHAPELLE DE SANTA REPARADA » (CINCLAUS I LA CAPELLA DE SANTA REPARADA)

LIEU : GRENIER À SEL–MUSÉE DE L’ESCALA

Vendredi 29 juin, à 19 h, au grenier à sel- musée de l’Escala, le livre « Cinclaus et la chapelle de Santa Reparada » (« Cinclaus i la capella de Santa Reparada ») a été présenté. Cet ouvrage constitue le second volume de la collection Viu el Patrimoni, à l’initiative du musée, dans une volonté de rapprocher les monuments de l’Escala du grand public, dans une édition de poche, qui explique simplement mais rigoureusement l’histoire. Le livre, coordonné par Lurdes Boix, directrice du musée, et l’historien Jaume Badias, comprend des textes de différents historiens et est illustré de vieilles photographies des archives historiques de l’Escala, ainsi que de photos actuelles, prises expressément par l’Association de photographie chromatique du CER, tout comme les dessins de l’architecte, Ramon Ripoll.

Le lien qui unissait Caterina Albert (Víctor Català) et le hameau de Cinclaus émane d’un ancêtre de la famille Albert, Martí Paradís i Oller, qui se consacrait au commerce avec l’Amérique. Lorsque ce dernier s’enrichit, il acheta ces mas et terres de la commune de Cinclaus.

En 1850, Martí Paradís i Oller, le grand-père maternel de Caterina Albert, acheta le mas Peraquintana i Albornar. En 1877, Caterina Farrés i Sureda, la grand-mère maternelle de l’écrivain, fit l’acquisition du mas Concas. Dix ans plus tard, elle acheta également les propriétés du mas Sastre, qui comprenaient un grenier à foin ainsi que la chapelle de Santa Reparada, jusqu’à ce qu’en 1897, le domaine du mas Sastre soit divisé, Caterina Farrés conservant le grenier, la chapelle, une partie des terres et ouvrant au culte la chapelle de Santa Reparada.

Caterina Albert (Víctor Català) avait de multiples facettes. En effet, outre l’écriture, elle s’adonnait au dessin et à la peinture, et était passionnée d’archéologie et d’ethnologie. En 1908, les fouilles commencèrent officiellement dans les ruines d’Empúries, ce qui influença certainement Caterina Albert débutant, à son tour, les fouilles au hameau de Cinclaus, et plus particulièrement à la chapelle de Santa Reparada. Sous le linteau, des restes d’une mosaïque d’époque romaine auraient été découverts, parmi d’autres vestiges archéologiques localisés et soigneusement inventoriés, suivant la méthodologie propre à ce type de travail de terrain. Elle réunit ainsi une grande collection, laquelle fut malheureusement confisquée pendant la guerre civile, entre 1936 et 1939.

Caterina Albert (Víctor Català) entretenait un lien très fort avec le hameau de Cinclaus, à travers sa mère Dolors Paradís i Farrés. En 1917, elle fit restaurer la chapelle et organisa la fête votive de Santa Reparada, se tenant le troisième dimanche de septembre.

Ce lien entre Caterina Albert et Cinclaus était si étroit qu’on lui attribue les cantiques de Santa Reparada. Le rassemblement religieux a, à l’évidence, marqué l’écrivain. D’ailleurs, elle écrivit le roman Solitude lorsque celui-ci fut davantage fréquenté par les autochtones.

Le lien qui unissait la famille Albert et le hameau de Cinclaus a été fondamental pour le faire connaître et le revendiquer. Lluís Albert explique comment, la veille de la fête de Santa Reparada, dans l’immense entrée de la maison paternelle, Amelia, la sœur de Caterina Albert, préparait de belles guirlandes de fleurs pour décorer le linteau à vousseaux de la porte principale, l’autel baroque et la petite nef. Le lendemain, tous se rendaient à Cinclaus en carriole. Après l’office, le repas de fête réunissait les parents, les amis et les invités dans la salle à manger du mas Concas.

En 1997, la mairie de l’Escala fit l’acquisition de la chapelle et la Generalitat de Catalunya procéda à sa restauration. En 2003, lors de fouilles menées par les archéologues d’Empúries, les restes romains de la mosaïque trouvée par Caterina Albert, furent mis en lumière.

Aujourd’hui, la chapelle de Santa Reparada fait partie des espaces Víctor Català, avec l’espace Víctor Català-Alfolí de la Sal, dans le centre de l’Escala, et le futur espace Víctor Català-Clos del Pastor, qui retracera le parcours de Caterina Albert (Víctor Català) en tant qu’écrivain et peintre.