Vernon Richards

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VERNON RICHARDS (1915-2001)  

Vernon Richards est né à Londres en 1915. Tout petit déjà, il s’intéressait aux idéaux anarchistes transmis par son père. Il poursuivit des études d’ingénierie à l’Université de Londres et commença à travailler en tant qu’ingénieur civil, construisant des voies ferrées de 1939 à 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis, avec sa femme, l’écrivain italien Marie Louise Berneri, il s’adonne à sa passion, la photographie, en tant que freelance. Grâce à l’amitié nouée avec des écrivains tels que Gerald Brenan et George Orwell, il put prendre des photos plus intimes. En 1953, il publia le livre « Lessons of the Spanish Revolution ».

En 1957, il découvre l’Escala en travaillant pour la Wayfarers Travel Agency, une agence de voyages londonienne, afin de promouvoir le tourisme dans des lieux méconnus, d’une grande beauté naturelle et ayant un attrait culturel. Il décrit son premier contact avec l’Escala, dans un café, can Trenta, alors que des pêcheurs chantaient avant de partir en mer : « En visitant l’Escala, j’ai été immédiatement attiré par ce charmant village de pêcheurs. J’en ai connu certains qui avaient un caractère indépendant et noble. L’année suivante, je commençais déjà à y organiser des vacances ».

Le paysage et les autochtones deviendront la cible du photographe, comme il le reconnaissait lui-même dans l’un de ses catalogues, où apparaissaient des photos de l’Escala à côté d’autres images du monde entier : « L’Escala était mon village préféré de la Costa Brava. Nombreuses sont les personnes que j’y ai rencontrées et qui sont devenues des amis. C’est au cours de ces années que j’ai pris ces photos. Je les ai incluses dans le catalogue parce qu’elles me plaisaient d’un point de vue artistique, pas pour faire un reportage ».

En 1999, son ami Peter Clements, résident à l’Escala, faisait don de 300 négatifs de Vernon Richards aux archives. Son approche, en tant qu’étranger, complète incontestablement le panorama graphique de l’Escala, à travers des images qu’il captait sur la vente du poisson, les danses de sardane, les plages solitaires et les visages de nos plus grands pêcheurs.